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lundi 15 décembre 2008

Réponse de Médecins du Monde !

Alors que je trimballe mon téléphone portable à longueur de journée avec moi, pensant que si appel il devait y avoir, il arriverait sur le GSM en journée, la nouvelle est arrivée via le fixe à peine avant 20 heures ce jour...

Alors que je n'osais y croire et que je pensais que l'on se serait fait bouler dès la première étape...

Alors que le téléphone a sonné juste avant que l'on ne passe à table, qu'en général dans cette situation on ne décroche pas, et qu'exceptionnellement, allez savoir pourquoi, Philou a décroché...

C'étaient bien eux : Médecins du Monde !

Pour nous annoncer la nouvelle que je n'osais plus attendre : nous avons rendez-vous le 12 janvier à 17 h 30.

Voilà de quoi passer les fêtes de fin d'année et les vacances sereinement... Même si rien n'est joué et que tout reste à faire, nous avons au moins franchi une étape ! Et il sera bien temps après cette trève de Noël, de nous préparer à cet entretien qui nous attend !

P.S. : Sonia, merci beaucoup pour tes encouragements, et bonne chance à vous pour demain...

lundi 1 décembre 2008

L'attente...


Auparavant, j'attendais les J1, les J14, les J28, les résultats de IAC, de FIV, de TEC... J'étais sans arrêt dans l'attente de quelque chose.

Aujourd'hui, rien n'a vraiment changé. Je suis désormais dans l'attente d'un courrier ou d'un coup de fil. Ce n'est que le début, et je commence malgré tout à m'impatienter. Je ne devrais pas. Je sais, je suis consciente que cela va être très long et cela m'attriste vraiment d'être déjà aussi impatiente... Cela ne me plait pas d'être scotchée en permanence à mon portable ou de guetter l'écran de mon téléphone professionnel dès qu'il sonne pour voir le numéro du correspondant. Mais que c'est difficile d'être à nouveau dans cette phase de l'attente. Je préfèrerai savoir tout de suite. C'est oui ou non, et si c'est non, on passe à autre chose, tout simplement ai-je envie de dire.

Mais curieusement je reste sur ma position d'attendre cette réponse de MDM avant de tenter tout autre chose, je n'arrive pas à faire une autre démarche, j'ai besoin de savoir.

Une grande partie de ma vie n'aura été qu'attente et patience, et cela risque de durer encore longtemps... Quand je vois l'attente que doivent endurer mes copinautes Val et Sophie, je me demande bien pourquoi je me plains !!!

samedi 29 novembre 2008

"Les enfants adoptés se reconstruisent aussi"

Lu dans la presse hier :

C’est la première fois que sont réunis aujourd’hui, des chercheurs en pédiatrie et en psychiatrie du monde entier, qui ont étudié « la résilience » chez les enfants adoptés, cette capacité à se reconstruire malgré un traumatisme. Venus de Rotterdam, de Stockholm ou de Paris, ils sont –avec le psychiatre Boris Cyrulnik- les invités d’une journée scientifique inédite, organisée à Nantes dans le cadre du congrès du Mouvement pour l’adoption sans frontière, l’une des deux grandes associations de familles adoptives en France. Et leurs conclusions devraient redonner du baume au cœur aux parents, aux enfants, à tous ceux qui ont intégré l’idée qu’un enfant adopté à l’étranger était forcément « blessé à vie par l’abandon et le déracinement ». « Aujourd’hui, l’adoption internationale est présentée comme une aventure à hauts risques, pleine de douleurs et de retours de bâton… » regrette Hélène Mahéo, Présidente de l’association. « Il se passe pourtant des tas de petits miracles chez des enfants cabossés. Et la science le démontre ! ».

Quel que soit le milieu d’accueil…Ainsi, les suédois qui ont mené la plus grosse enquête en suivant quinze mille enfants adoptés à l’étranger, ont comparé le sort de ces enfants à celui de tous les autres petits suédois. Et s’ils ont effectivement un peu plus de soucis réels et mesurables que les enfants non adoptés, ils en ont moins que les enfants nés à l’étranger venus en Suède avec leur famille. Une étude néerlandaise menée durant quinze ans sur plus de trois mille enfants adoptés montre d’ailleurs que la plupart de ces soucis sont transitoires : à 25 ans, il n’en reste plus trace chez la grande majorité d’entre eux. Le généticien français des populations, Michel Duyme, s’est intéressé au cerveau d’enfants adoptés accusant un gros retard intellectuel (QI inférieur à 85). Une fois intégrés dans une famille, tous ces enfants ont vu leur QI augmenter, quel que soit le milieu d’accueil. Ceux qui ont été adoptés par des cadres supérieurs ont même récupéré des QI de 100, rejoignant la norme –sans toutefois atteindre le QI moyen des enfants de cadres qui est de 112-. « C’est ça la résilience, conclut Jacques Chomilier, organisateur du congrès et lui-même chercheur. On ne récupère pas tout, mais on récupère. En tout cas, les jeux ne sont pas faits.

« C’est traumatisant… et pourtant je vais bien ! »
Nicolas, 30 ans, adopté en Colombie à 5 ans


Aujourd’hui encore, il a du mal à évoquer son pire souvenir. Nicolas avait 4 ans, et si faim dans l’orphelinat, où lui, son frère et ses sœurs avaient été abandonnés par leur mère un an plus tôt, qu’il mangeait…. De la terre. « Un jour, j’ai avalé un ver de terre, grimace-t-il. Et le ver, qui n’était pas mort, est ressorti par mon nez. » Ce cauchemar éveillé résume toutes les visions, les sensation, les angoisses que ce trentenaire, aujourd’hui patron d’une entreprise d’énergie renouvelable, à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), a dû dépasser pour être aussi serein, souriant, convaincant. « Bien sûr que c’est traumatisant de naître dans un pays en voie de développement, d’être abandonné, balloté… Et pourtant, vous voyez, je vais bien ! ».

En-dehors du visage maternel, dont seule sa sœur a gardé le souvenir, il n’a rien oublié. Ni l’orphelinat, ni la faim, ni ce grand voyage qui l’a propulsé dans un petit village du Maine-et-Loire. Encore moins les curieux qui s’approchaient pour venir espionner ces quatre « extraterrestres » adoptés par le garagiste et sa femme. « On ne manquait plus de rien, mais on ne pouvait pas s’empêcher de piquer des bouts de saucisson à table pour les cacher sous nos oreillers ! ».

Lui, n’a pas eu de problème à l’école, pas de tics, pas de retard, pas d’adolescence chaotique… « Mais aujourd’hui encore, la peur de l’abandon est là : je panique quand je sens que les gens n’ont pas d’intérêt pour moi », sourit-il. Papa d’une petite Laura, il a monté une association pour venir en aide à son ancien orphelinat. « N’importe quelle lésion, même profonde, peut cicatriser. Elle gratte un peu, mais elle s’estompe », veut-il croire. « C’est une question de regard qu’on porte sur sa vie »…


L’article se termine par un communiqué : « Le Ministère des Affaires Etrangères a annoncé hier la suspension provisoire des adoptions au Cambodge, pays pour lequel 1 100 dossiers français sont sur liste d’attente. Il s’agit de laisser le temps au Cambodge de traiter les dossiers en cours et de mettre en place une nouvelle organisation ».

Cela coïncide avec le coup de fil que j’ai reçu hier au boulot… J’ai en effet eu la surprise d’avoir un appel téléphonique de Stéphane, un de mes anciens étudiants ayant adopté une fratrie de deux enfants au Brésil. Il voulait nous féliciter pour l’obtention de l’agrément et savoir où nous en étions dans nos démarches. Je lui ai donc parlé de notre premier choix vers Médecins du Monde (O.A.A par lequel lui-même et son épouse sont passés pour adopter J. et L.). Il m’a alors demandé si nous avions éventuellement fait mention dans notre courrier, de notre « choix de pays », et si nous avions solliciter de pouvoir adopter dans les pays « saturés », si nous nous étions renseignés sur le site de l’AFA des pays qui étaient actuellement saturés. Je lui ai dit qu’effectivement non, notre « choix » ne se tournait pas vers les pays actuellement saturés que sont le Vietnam et la Thaïlande, et je découvre donc aujourd’hui que le Cambodge fait également partie du lot dorénavant. Non, notre choix s’oriente plutôt vers l’Amérique latine, Madagascar ou même Haïti. En revanche, l’Asie ne nous attire pas plus que ça, et finalement, d’après Stéphane, c’est très bien puisque notre profil correspondrait tout à fait aux pays que nous avons « choisis ». En tout cas, il nous a chaleureusement encouragés pour la suite, à l’entendre, nous avons le profil, mais je préfère ne pas me faire d’illusions, compte-tenu du paysage actuel de l’adoption où les dossiers affluent de partout dans un pays comptant déjà plus de 25 000 familles titulaires d’un agrément et en attente d’un enfant… Mais discuter avec lui de tout cela m’a fait beaucoup de bien, et j’ai énormément apprécié son coup de fil.

vendredi 21 novembre 2008

Réponse de Médecins du Monde


Ce midi dans notre boîte aux lettres, un courrier de Médecins du Monde.

C’est Philippe qui l’a trouvé car il est rentré à midi. Moi j’étais au travail. Il voulait me téléphoner pour qu’on l’ouvre « ensemble » à distance ! Malheureusement j’étais en ligne pendant un moment et il n’arrivait pas à me joindre, du coup, il n’a pas pu résister et l’a ouverte ! Enfin je l’ai eu au téléphone et il me l’a lue :

« Votre courrier nous faisant part de votre projet d’adoption nous est bien parvenu. Dès que nous aurons étudié votre dossier, nous prendrons contact avec vous, soit par lettre, soit par téléphone afin d’envisager ensemble quelles suites donner à votre projet.

Le nombre de demandes que nous recevons étant important, un délai d’environ un mois nous est nécessaire avant de vous répondre….. »

Philippe m’a avoué qu’il était ému et qu’il tremblait en ouvrant l’enveloppe.

Nous sommes contents : c’est une réponse relativement rapide et qui ne nous rejette pas de suite. J’essaye de voir le bon côté de la chose, notre dossier aurait très bien pu nous être renvoyé sans autre forme de procès. Ils vont étudier notre dossier, et nous espérons une suite favorable en guise de cadeau de Noël…. Ça serait pour nous le plus merveilleux des cadeaux depuis bien longtemps !... En espérant toutefois que nous ayons bien cette réponse d’ici un mois. En attendant, nous restons cependant lucides : c’est toujours pas gagné…

Donc….. on attend la suite!


Découvrez La Grande Sophie!

mardi 18 novembre 2008

Les cours de portugais


Voilà un peu plus de deux mois que j’ai commencé les cours de portugais, et, à raison de deux heures par semaine, petit à petit, cela commence à rentrer, et je suis heureuse d’apprendre des choses vraiment intéressantes et utiles.

Voici ce que je sais aujourd’hui :

* me présenter (nom, âge, profession, mariée, lieu de vie, passions…)
* compter jusqu’à l’infini !
* décrire les différents moments de la journée, les jours de la semaine, les mois, les saisons
* la plupart des métiers
* m’orienter, me diriger, demander mon chemin, un hôtel, une rue, un supermarché, un médecin, une pharmacie…. Et décrire où se trouve quelque chose (en face, à gauche, à droite, deux rues plus loin, là-bas, etc…)
* décrire une maison, un bureau… (meubles, pièces, objets…)
* tout ce qui concerne l’alimentation, les repas…
* dire l’heure
* passer une commande dans un café ou un restaurant, réserver une chambre d’hôtel
* les pays et nationalités
* les sports et loisirs
* les articles définis, les pronoms interrogatifs, les pronoms possessifs
* la plupart des verbes conjugués au présent

En faisant ce petit point, je m’aperçois que finalement, je pourrais déjà pas mal me débrouiller au quotidien puisque ce sont les vraies bases pour se faire comprendre !

Je dois avouer que j’ai un petit peu du mal en ce qui concerne la grammaire et la conjugaison. En revanche, je n’ai aucun problème niveau vocabulaire et expression orale, la prononciation et l’accent sont là, et je dois dire que j’adore parler cette langue, elle est belle et chantante, l’accent brésilien est particulièrement chaleureux ! J’ai encore un peu de mal à comprendre quelqu’un qui parle vite, en revanche pas de problème à la lecture.

Pour conclure, je ne regrette absolument pas de m’être lancée ce défi, même s’il nécessite beaucoup de travail et demande beaucoup de temps, et même si nous n’allons pas chercher nos enfants au Brésil, au moins j’aurais appris un petit quelque chose qui me resservira peut-être dans la vie !

Ah j’oubliais : afin de m’entraîner et de m’habituer, j’écoute Chico Buarque et Gilberto Gil dans la voiture : la samba pour aller bosser, c’est que du bonheur !

mercredi 12 novembre 2008

Premier courrier O.A.A. : émotion !


Lorsque nous avons, il y a quelques mois, commencé à discuter de notre « plan d’action » adoption, nous étions convenus, dès que nous aurions reçu l’agrément, d’envoyer notre dossier à tous les O.A.A. habilités dans le Bas-Rhin : mettre de suite le maximum de chances de notre côté en balayant l’ensemble du paysage « OAAstique » pour gagner un maximum de temps.

Il y a quelques semaines, nous avons décidé de changer complètement notre « stratégie » et d’éviter de courir plusieurs lièvres à la fois. Notre souhait premier serait de pouvoir « collaborer » avec Médecins du Monde. C’est l’O.A.A. qui nous attire le plus et qui, par ailleurs, travaille avec le Brésil, la Colombie et Madagascar, les 3 pays qui nous intéressent.

Nous avons donc décidé, au risque de perdre un peu de temps en ce début de parcours, de n’envoyer pour le moment qu’un seul dossier, à Médecins du Monde. Nous espérons, prions et croisons les doigts pour qu’ils acceptent notre dossier. Dans le cas contraire, nous enverrons alors notre dossier aux autres O.A.A.

Certes donc, nous risquons de perdre un temps précieux en agissant ainsi et en ne tentant pour l’instant qu’une seule piste, mais tant pis, et puis après tout, ça n’est pas une course. Nous ne voulions pas non plus prendre le risque, en envoyant plusieurs dossier à la fois, de recevoir par exemple une réponse positive d’un autre O.A.A. que Médecins du Monde, nous serions alors tentés d’accepter cette chance. Seulement lorsque l’on dit oui à un O.A.A., on ferme du coup la porte à tous les autres, et nous ne voulons pas avoir à regretter quoi que ce soit.

Nous allons donc être extrêmement patients et attendre ainsi la réponse de Médecins du Monde avant toute autre chose.

Nous avions prévu d’envoyer le dossier dès vendredi, seulement il m’a pris une soudaine envie de revoir complètement le courrier de motivation. Nous nous sommes donc posés ce week-end pour le retravailler et avons profité de la présence de Jean-Marc et Carole pour le leur faire lire et prendre leur avis sur ce précieux courrier. Nous avons tellement la tête dans ce courrier qu’à la longue, nous ne savions plus ce qui était bien, ce qui l’était moins… Du coup, avoir un regard externe et candide sur ce sujet nous a également été précieux. Au final, nous sommes contents du résultat. Notre livret de présentation quant à lui était déjà bien fignolé et prêt depuis quelques semaines, il n’y a rien eu à retoucher. Le courrier est donc parti ce matin. J’ai ressenti une très grosse émotion en le postant, l’impression de jouer ma vie en donnant l’enveloppe au postier, l’impression que mon destin se jouait à cet instant. J’ai même failli lui dire « faites attention, c’est un courrier précieux, assurez-vous qu’il va bien partir ! »…

Nous allons maintenant attendre cette première réponse… Positive ou négative, de toute façon maintenant, la machine est en route…

jeudi 6 novembre 2008

Agrément en poche....




.... et nouveau blog !

Aujourd’hui, jeudi 6 novembre 2008, 9 mois, 2 semaines et 2 jours après que notre demande d’agrément ait été enregistrée par le Conseil Général : NOUS AVONS L’AGREMENT !

Quel bonheur de découvrir cette grande enveloppe contenant le précieux sésame !

Nous avons donc l’agrément pour adopter un enfant ou deux si fratrie, de 0 à 5 ans, de toutes origines.

Le brouillard ne s’est quasiment pas levé de la journée aujourd’hui sur Strasbourg, mais je peux vous dire que dans mon cœur, brille un magnifique soleil !

Une nouvelle aventure commence ici, celle qui nous conduira, je l'espère à notre ou nos enfants. Comme dit Philippe, il y aura encore beaucoup beaucoup de marches à monter, mais aujourd'hui, nous avons gravi la première, nous sommes dans l'escalier, et c'est pour moi quelque chose de très très émouvant, car quand je regarde en arrière, je suis fière d'en être là aujourd'hui, d'être aussi heureuse et d'avoir passer ce premier cap !

Notre premier dossier partira dès demain pour Médecins du Monde, en espérant qu'ils accepteront de "collaborer" avec nous.
Notre courrier et notre "book" sont prêts depuis quelques temps déjà, nous avions travaillé tout cela pour être prêts le jour J...

Nous allons fêter cela ce soir tous les deux, et dès demain, nous fêterons cela en famille avec Maël et ses parents qui viennent passer quelques jours à la maison. De bons moments de bonheurs en perspective !